Le conseiller municipal et membre du comité exécutif de Laval, Benoît Fradet a confirmé à son tour à la commission Charbonneau qu’il a été remboursé pour ses contributions politiques par l’agent officiel du parti PRO des Lavallois, Jean Bertrand.
Il a toutefois affirmé que M. Bertrand ne lui a jamais dit que c’était illégal, mais qu’il y avait un malaise lorsqu’on lui remettait l’argent dans «un bureau fermé».
«Je sais que c’était pas correct», a-t-il dit, sans vouloir dire que c’était illégal.
Selon lui, tout le monde le faisait et l’argent venait de contributeurs qui ne pouvaient donner par chèque.
«Si c’était à refaire, je ne le referais pas», a lancé l’homme de 48 ans, qui a été élu au niveau municipal en 1997 après avoir fait carrière comme dans la politique provinciale comme député du Parti libéral du Québec (PLQ), de 1989 à 1994.
«Comme tout le monde qui passe ici», lui a rappelé la présidente France Charbonneau.
M. Fradet travaille aussi, depuis 2002, à titre de vice-président Développement des Affaires pour la compagnie Schokbéton qui appartient à la famille Bibeau.
Plus de détails suivront.